02 octobre 2009
La nouvelle génération de lumière
Il y a peu, ma maman m'a offert une lampe de chevet. Pas n'importe quelle lampe de chevet : celle que j'avais petit, en plastique mou, représentant deux chiens de marque célèbre. L'ampoule était à l'intérieur du jouet et les personnages diffusaient doucement depuis leur poitrine.
Bien sûr, j'ai tout de suite pensé à la jeter. Elle était encombrante, pas très efficace et elle était comme tout ce qui nous semblait si sympa il y a trente ans : moche à gémir. Je n'ai pas pu, la valeur sentimentale de cette lampe était trop forte. J'ai mis une nouvelle ampoule et je l'ai utilisée. J'étais obligé, vous comprenez.
Heureusement, plus tard, la lampe a noirci, fondu, et presque mis le feu chez moi, sans compter les vapeurs. Remerciant le sort pour le prétexte, je pus m'en séparer. Je n'ai même pas pleuré. Rien.
Le monde moderne dans lequel nous vivons n'autorise plus, dieu merci, que ce drame se reproduise, que d'anciens enfants soient embarrassés d'objets sentimentaux qui-peuvent-toujours-servir-et-puis-c'est-si-mignon. Les mères d'aujourd'hui ne courent plus le risque d'infliger du matériel antique à leurs ex petites têtes blondes, devenues depuis longtemps de grosses têtes lisses, alors qu'ils espéraient qu'elles avaient fait disparaître tout ça discrètement. Les fabricants, qui pensent à tout, nous ont mis à l'abri en inventant le matériel économique. Je n'ai plus que du comme ça chez moi.
En matière de lampe de chevet, justement, mon marchand d'intérieur en kit me propose un appareil pas cher qui éclaire à l'aide d'une LED plutôt qu'avec une ampoule à filament. La LED consomme moins et dure bien plus longtemps qu'une ampoule classique, c'est donc économique. Mais l'intérêt de cette lampe va bien au-delà.
La LED ne se change pas. Ainsi, la durée de vie de la lampe de chevet est la même que celle de la LED. C'est également la même, du reste, que celle du fil d'alimentation ou de la fiche de courant qui est en réalité un petit transformateur. Si la moindre partie est endommagée, il faut jeter toute la lampe, nous informe la notice. Pour un fabriquant de matériel en kit, il m'a fourni un appareil remarquablement solidaire, je trouve. Je simplifie hâtivement : le pied est démontable.
La vraie économie est là : plus d'ancienne ampoule et d'emballage à jeter, plus d'aller-retour au supermarché pour la remplacer, plus de crise de nerf parce que c'est vraiment pas le jour pour claquer une ampoule. On claque la lampe, par contre. Tout de même, à une époque où il est important pour notre économie de saisir toutes les chances de conserver nos consommables, nous avons ici un moyen de passer au consommable supérieur : au lieu de consommer l'ampoule, on consomme la lampe. Moins souvent, certes, mais au moins l'objet n'est pas aussi éternel que celui que pourrait cacher votre maman dans son grenier, pour vous le mettre dans les mains à votre moment le plus vulnérable. C'est un tour de force. D'autant que dans le cas d'une lampe de chevet, quand elle n'est plus, il faut si possible trouver la même (après des années et quelques changement de collection) à cause de celle de l'autre côté du lit qui a le mauvais goût de fonctionner encore, et elles étaient si bien assorties au reste de la chambre... c'est peut-être le bon moment pour changer la déco de la chambre ? D'une ampoule, on passe à une pièce complète, vous voyez l'intérêt de la chose.
J'attends la prochaine génération d'imprimante qui contient beaucoup plus de papier (recyclé) que les autres, et qu'il suffit de remplacer quand elle est vide. Mais j'y pense : je crois bien que le plafonnier de ma voiture est une LED. Chouette.
11 juin 2009
J'en suis
Juste pour dire, on peut s'appeler Monsieur Lepage, n'être pas copain avec les ordinateurs et être un :
Total Geek
30,6 %
Certifié par le test
http://www.innergeek.us/francais.html
30 mai 2009
C'est génétique
Ma revue Neuro-Psycho Pour De Rire (NPPDR) est à la revue scientifique ce que le magazine Closer est au journal Le Monde : plus divertissant, plus facile à lire, plus proche de nous et considérablement moins cher. Bref, parfait en temps de crise. Je viens de relire un article capital, très sérieux (NPPDR publie environ deux articles sérieux par numéro, parce qu'il en faut pour tous les goûts) dont je comptais vous entretenir depuis longtemps.
Cet article expose plusieurs théories qui tentent d'expliquer pourquoi il y a plus d'hommes scientifiques que de femmes scientifiques. Il présente notamment des résultats statistiques très éclairants. Je dirais même que ces résultats sont décisifs, et il n'est à mon sens pas nécessaire de chercher plus avant, on perdrait son temps.
Lorsqu'on mesure les aptitudes aux mathématiques des filles et garçons au lycée, les résultats des filles montrent une meilleure moyenne mais une moins grande dispersion. Puisque vous lisez ce blog, vous avez le niveau requis pour comprendre toutes les implications de ce fait. Je vais cependant donner un exemple pour les gens qui sont arrivés ici par hasard.
Imaginons que les capacités mathématiques peuvent aller de 0 à 20. Zéro serait l'absence totale de réponse (comme le coma par exemple) et vingt le génie absolu. On trouverait alors que les notes des garçons vont de 5 à 19, avec une moyenne de 12, et les notes des filles iraient de 9 à 16 avec une moyenne de 13. Donc en moyenne les filles sont un peu meilleures, mais comme les garçons sont très diversement répartis, on ne trouve d'excellentes notes que chez eux. On ne peut donc trouver de génies que chez les garçons. CQFD. Ces résultats prouvent que le génie est génétique : exclusivement masculin. La plupart d'entre nous en étions intimement convaincus, mais il est bon que la science y mette son grain de temps en temps.
Bien entendu, les femmes peuvent être géniales dans d'autres choses. Je sais pas, la couture, le repassage, ou d'autres domaines. Enfin non, pas la couture, les plus grands couturiers sont surtout des hommes. On va dire le tricot.
Ces données sont particulièrement rassurantes pour tous les hommes. Si vous êtes un homme et vous vous sentez nul en sciences, vous pouvez en être fier. C'est grâce à vous que d'autres hommes peuvent aspirer au statut de génie. En effet, le génie n'existe pas sans les millions d'autres personnes non-géniales. Les meilleurs ingénieurs de l'univers, les Shadocks, nous l'ont bien prouvé : si la réussite ne survient qu'une fois sur un million, dépéchons-nous d'échouer neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf fois. Comme il faut bien des piètres pour faire un excellent, je dis : piètres (mâles) levez-vous et bombez le torse. Sans vous, l'homme n'aurait pas la place qu'il mérite.
17 mai 2009
Renouveler, c'est vivre
Après l'éponge qui s'auto-détruit et le jeu informatique qui meurt avant d'être né, j'ai détecté d'autres signes qui confirment que nous avons le pied dans la bonne chaussure.
Depuis des semaines, ma radio me signale que c'est nul d'utiliser la même vaisselle pendant quinze ans. C'est vrai, ça craint. Je ne vois pas pourquoi je changerais la courroie de distribution de ma voiture tous les cinq ans et en même temps je garderais ma vaisselle, mes chaises et mes tables. C'est pas logique. Alors que tout le monde fait des efforts pour vendre ces choses pas cher, en plus. D'un autre côté, c'est normal que l'on n'y pense pas tout le temps : alors que toute notre énergie est consentie à faire évoluer certaines technologies, comme la transmission des images, du son, la mémorisation et le stockage des données, les transports, etc., d'autres pans de notre vie quotidienne sont laissés à l'abandon. D'où la fonction éducatrice de la publicité, sans laquelle nous en serions toujours à l'âge de pierre (ou à l'âge de la vieille assiette de nos parents, c'est tout pareil).
N'empêche, cette évolution bienfaitrice de la technologie n'est parfois pas suffisante pour assurer un taux de remplacement des objets qui aurait de vraies vertus hygiéniques. Mettre une limite de trois ans à l'ordinateur, par exemple, laisse un goût d'inachevé, on voudrait pouvoir en sus le soumettre à une limite d'utilisation. Il n'est pas juste qu'un ordinateur qui a davantage servi puisse durer aussi longtemps qu'un autre. De plus, être obligé de découvrir de nouvelles technologies sans discontinuer ne va pas sans un certain gaspillage. Je ne critique pas, c'est bien de trouver des nouvelles technologies. C'est essentiel. Seulement, des fois on tâtonne, les gens en profitent, ça dure... enfin, cela ne va pas sans inconvénient, c'est comme tout. Une solution d'avenir serait de mettre des dates limites d'utilisation, comme pour les conserves. Après deux ans, votre télévision s'arrêterait, par exemple. Vous auriez donc une raison indiscutable d'en acheter une nouvelle, finie la recherche de prétextes divers (*).
J'ai l'honneur de vous révéler que ce n'est plus un rêve, ce procédé de date limite est en cours de test. Par exemple, il existe depuis quelques temps des DVD à durée limitée que l'on ne peut faire fonctionner que pendant vingt-quatre heures. Cela ne marche pas encore très bien, je suis parvenu à lire le mien une heure après l'échéance, mais on ne peut pas espérer que les choses soient parfaites du premier coup. Il a fallu annoncer que ce moyen était destiné à éviter des abus, commis par des emprunteurs de DVD peu scrupuleux qui ne rendent pas, mais cet argument sécuritaire est visiblement destiné à rasséréner les plus récalcitrants, comme il est d'usage lorsque nous voulons mouvoir la société dans son ensemble (dans la bonne direction). Il ne reste plus qu'à étendre ce procédé à tous les supports de stockage, y compris les livres (qui traînent bêtement sans rien faire pendant des siècles (!) ), puis les appareils du quotidien et enfin tout objet artificiel, meuble ou immeuble.
Et que l'on ne me prétexte pas que c'est contraire à un retour à la nature, car le renouvellement est naturel dans son essence. Le renouvellement, c'est la vie. Je dirais même mieux : la vie, c'est le renouvellement. N'est-ce pas le principe même de l'évolution des espèces ? Tout se renouvelle, même les montagnes (qui sont supplantées à terme par des montagnes génétiquement plus aptes). Seulement parfois, c'est un peu lent, il faut pousser à la roue, sinon on n'est pas couchés (**). Il est essentiel d'œuvrer tous ensembles pour une plus grande vitesse de renouvellement car sans cela, pas de consommation qui tienne. Or, la consommation est le fondement du progrès, qui est naturel ainsi que nous venons de le démontrer. Et puis la consommation c'est comme le pinard dans les tranchées françaises de la guerre de 14-18 : "Y'a que ça qui nous tient debout".
(*) Qu'une épouse, par exemple, entendrait avec plus ou moins de bonheur.
(**) Je ne peux d'ailleurs penser au renouvellement rapide des montagnes sans me rappeler le jeu appelé "Civilisation II" (auquel je joue encore à l'occasion) où la découverte des explosifs permettait de produire des ingénieurs, lesquels pouvaient transformer n'importe quelle montagne en plaine arable en un tournemain. Les jeux sont là pour nous faire rêver, et certains rêves peuvent se réaliser. Cette possibilité a été éliminée dans la version III du jeu, à mon grand désespoir. J'en reparlerai certainement lorsqu'il sera temps pour moi d'exposer l'origine du mot "ingénieur".
16 mai 2009
Tour du propriétaire
C'est sympa ici. Propre, simple. Enfin, c'est autre chose, quoi.
Je le dis tout de suite : les pubs vulgaires au-dessus du titre, c'est pas moi. C'est obligé sur Canalblog. Les fournisseurs de blogs ont tous leurs petites manies, et puis ça met de l'ambiance. Là je lis : "Les radars se trompent", "Hôtel près de l'autoroute" et "Dents Blanche". Je n'aurais pas pu faire plus approprié, ça ne s'invente pas. J'avais une pub pour un nécromancien hier. C'est une petite touche de frivolité dans un blog par ailleurs si sérieux.
Le seul vrai inconvénient ici est que je ne vais pas pouvoir mettre ma photo de main dans le titre comme avant. Ou alors, je choisis l'option "mise en page entièrement personnalisable", mais ce serait se risquer dans les sables mouvants truffés de crocodiles piégés, je risque de ne pas pouvoir m'en sortir avant des mois. Peut-être plus tard je demanderai à mes collègues de m'aider. Ils sont forts, ils fabriquent des logiciels pour fabriquer des ordinateurs et tout ça. En attendant, il vous faudra fréquenter mon ancien blog pour revoir ma main.
15 mai 2009
Avis d'investiture
Par la présente, je prends officiellement possession de ces lieux virtuels, et plante mon petit drapeau au son de la trompinette.
Pour mémoire, je rappelle mon ancienne adresse:
L'ancien blog de Monsieur Lepage.